Les planches verticales découpées, les balustres, que l’on appelle dans nos régions « les palins », étaient le plus souvent l’oeuvre de l’habitant lui-même : un habitant habile qui a toujours un coin « atelier » et qui l’hiver découpe patiemment les lames de bois.
Après avoir dessiné un gabarit (un prototype), l’avoir réalisé en fer blanc ou en bois, le paysan se mettait au travail...et s’il fallait avoir du coeur à l’ouvrage pour réaliser un balcon du plus bel effet, cela provient peut-être de ce que, parfois, le prétendant offrait à sa fiancée « les palins » d’un balcon : un test qui durait longtemps et qui n’était pas dépourvu d’utilité, du moins pour la belle-famille.
Les palins peuvent être de simples barres de bois verticales (vieux chalets), ou bien des barres entrecroisées non découpées.
La juxtaposition des planches découpées est superbe, motifs géométriques, losanges avec fioritures, entrelacs élégants...
Avec sa scie, le paysan -menuisier pouvait presque transcrire un message au voisin ou au passant : verres et bouteilles (les glaciers de Vacheresse), feuilles d’érable, feuilles de vignes, sapins, tulipes ou narcisses (motifs très fréquents dans le Valais voisin).
A remarquer :
Lorsque les balcons se superposent dans le même chalet, les motifs sont toujours différents d’une galerie à l’autre.
Quelques beaux spécimens de balcons arrondis qui ceinturent les chalets : à La Chapelle d’Abondance (en face du Casino), et à Châtel le Vieux Four : influence valaisanne indéniable.
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