L’accès se fait, la plupart du temps, par le côté, par la « cortna » (petite cour) bien que certaines galeries possèdent en leur milieu une porte et un escalier permettant de descendre au jardin et pouvant servir d’accès. De cette petite cour, un couloir nous conduit à la cuisine : « l’oûta », puis à une chambre plus grande : « le pêle », chambre donnant sur la galerie d’habitation... et du « pêle » l’on communique de chambre en chambre. Sous la poutre faîtière, un signe de dévotion, de protection et peut-être d’humilité devant les éléments de la nature : une croix. Sur les poutres apparaît souvent la date : 18 + 32. La « cortna » abrite le bassin où coule l’eau toute la journée. Deux portes séparées par 2m de mur donnent l’accès, l’une au logis, l’autre à l’écurie. Entre les deux : le collier du cheval. Cette cour permet de passer de l’écurie à la cuisine sans être gêné par les intempéries. A l’écurie, des vaches, des génisses, parfois des chèvres et un cheval, isolé par une cloison basse en bois, attendent devant leur râtelier la nourriture - le foin - qui vient du haut de la grange par de petites trappes.
Il existe fréquemment des chalets doubles construits par deux frères ou par un parent soucieux de garder près de lui - souvent le premier - de ses enfants. Ces chalets sont rigoureusement « divisibles » par la « frête » du toit, c’est-à-dire la poutre faîtière. La pente du toit voisine les 25%. La couverture, très souvent en ardoises de l’Essert à Châtel, peut être en bois : « les tavaillons » taillés à droit fil dans les billes de résineux à l’aide d’un tranchoir frappé par un grand maillet. Au fil des siècles, les vieux chalets agrémentent le paysage de la Vallée d’Abondance, et certains ont plus de 300 ans.
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